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n’GO n°34

Miguel de Clerck

Dans le dossier de ce numéro, Frank Verstraeten qualifie de “considération intellectuelle” ce que j’appellerais la capacité de sortir de nos automatismes, de prendre du recul par rapport à ce qui bouscule nos habitudes ou heurte nos valeurs. Cette capacité nous mène dans un état de pleine possession de nos moyens pour faire face à une situation inconnue ou complexe. Bien sûr certains d’entre nous sont plus doués pour basculer d’un état à l’autre. Mais cela peut s’apprendre.
Je vous présente aussi la nouvelle rubrique “Passerelles” : si dans notre société, préjugés et discrimination détruisent les liens sociaux, il est essentiel de mettre en lumière des hommes et des femmes qui, au quotidien, construisent des passerelles entre leur “ici” et leur “là-bas”. J’ai un coup de cœur particulier pour le témoignage touchant d’authenticité et de simplicité de Louis-Marie Butoyi, qui explique son passage du statut d’aidant au Burundi à celui d’aidé en Belgique. Il nous dit à quel point cela a été difficile et comment il s’est fait une place dans son pays d’accueil tout en retrouvant qui il est. Bonne lecture !

 

Retrouvez dans ce numéro

 

Passerelles : Louis-Marie Butoyi. Changer son propre regard, c’est une façon de changer l’autre

Pour ce premier épisode, nous avons été à la rencontre de Louis-Marie Butoyi. Dans son pays, le Burundi, Louis-Marie est un homme engagé qui accompagne les malades du sida. Mais, parce qu’il refuse de trahir ses valeurs en coopérant avec les autorités en place qui tentent de le corrompre, il fuit pour sauver sa vie. C’est ainsi qu’il arrive en Belgique et entre dans la peau d’un demandeur d’asile.

Par monts et par vaux. La motivation et le découragement du personnel humanitaire et d’aide au développement.

Travailleurs humanitaires, coopérants et personnel d’aide au développement : ils sont des milliers à travers le monde, tous avec leur propre histoire et leurs propres motifs. Ce qui les unit, c’est un engagement international non commercial qui leur procure généralement beaucoup de satisfaction. Pourtant, malgré cette implication, le stress, le découragement et le cynisme restent de réels dangers. Mieux vaut prévenir que guérir.

Portrait : Alexandre Seron

Alexandre Seron a contracté le virus du citoyen alors qu’il était adolescent, armé d’une bombe de peinture. Ne suivez qu’une direction pour trouver ce “militant bien énervé et actif” : les barricades. Nous avons attrapé l’oiseau en vol et avons parcouru une partie de chemin avec lui. En route, il nous raconte sa vision du développement et partage son rêve pour demain… ou hier !

 

  • avant la sortie du prochain numéro.

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