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Analyse du contexte

Le développement

Le développement est la capacité des populations concernées d’être actrices dans la définition de leur propre futur et des cadres dans lesquels elles vivent ensemble pour générer du progrès humain.

Il ne peut donc se concevoir qu’en considérant en même temps le développement de la personne en lien avec celui de la collectivité, les deux étant indissociables.

La personne doit pouvoir exprimer ses souhaits, ses attentes, ses désirs et aussi l’idée qu’elle puisse libérer ses talents. Le développement pour la personne comprend la capacité de se structurer intérieurement… pour mieux rencontrer l’autre. C’est parce qu’on est bien ancré, bien centré, qu’on peut créer des ponts avec l’autre différent.

Pour la personne, le développement devient la capacité de penser par soi-même en partant de ses valeurs, de ses ancrages. L’empowerment devient alors la capacité que l’on a en tant qu’accompagnateur, ou « coach », à renforcer ses capacités de se penser par soi-même, en tenant compte de l’Autre (en ce qu’il relaie du « différent ») et des autres (éventuellement semblables, mais autres malgré tout).

Chaque société déploie son propre imaginaire pour définir la citoyenneté. Ce concept lie droits avec obligations, et souligne dès lors le fait d’accepter d’être gouvernant autant que gouverné. Pour la collectivité, l’importance réside dans sa capacité à définir ses propres règles et lois et de s’y tenir. Plutôt que de ruser, de s’adapter, de manœuvrer par rapport à des règles imposées par l’extérieur.

Les conditions du développement

Echos Communication se penche plus particulièrement sur les contextes africain et européen et sur leurs influences mutuelles en matière de développement.

Durant les 50 dernières années, la coopération au développement s’est essentiellement centrée sur des investissements ayant pour objectif de renforcer les apprentissages de nombreuses personnes (alphabétisation, compétences professionnelles, apprentissages métiers, …) ainsi que pour améliorer les systèmes organisationnels des sociétés (système démocratique, système de soins de santé, système éducationnel, …). Ces objectifs concernent ce qui pourrait être appelé « les externalités ». Ces investissements en apprentissages sont importants et doivent être prolongés car ils permettent l’acquisition de savoirs et de savoir-faire indispensables.

Quant aux copier-coller de certains systèmes, certains sont devenus une norme incontournable. Plus par obligation que par choix. Ainsi, au niveau de l’Etat, la contrainte généralisée du système démocratique ne souffre que de peu d’exceptions. Comme pour de nombreux pays, il y a contrainte sans choix, il n’y a donc pas de place pour des remises en question, des adaptations ou des ajustements. Le modèle du prêt-à-penser est alors imité, sans être joué, sans être adapté. Et tant pis pour les spécificités culturelles, les traditions ancestrales ou la réflexion qui pourrait générer des alternatives. Cela donne souvent un système qui en cache un autre : l’un sert de façade, l’autre permet de fonctionner.

Ils ont pourtant montré leur limite pour initier à eux-seuls une dynamique de développement.  Ce qu’il leur a manqué ? Ces investissements ont trop peu pris en compte « les internalités », soit les motivations , aspirations et talents individuels ainsi que la compatibilité avec la culture des sociétés dans lesquelles ces investissements sont venus se greffer. L’heure n’est donc plus à donner des poissons, ni même à apprendre à pêcher, mais bien à d’abord écouter si c’est bien de pêche que les personnes et populations ont envie, si la pêche entre bien dans leur conception du futur, pour pouvoir ensuite fournir les efforts à son apprentissage.

L’expérience a aussi montré que c’est souvent la difficulté de dialogue et de mise en synergie des acteurs qui freine l’enclenchement de la dynamique du développement, même si des ressources importantes et des forces vives mobilisables sont présentes. Il est donc important de s’attacher à l’analyse et à la compréhension des comportements et attitudes qui sont à la base des plus grandes réussites comme des plus grandes résistances dans la mise en œuvre des changements souhaités.

La logique transformatrice

Pour Echos Communication, la logique transformatrice des sociétés dans lesquelles l’association intervient touche à l’individu, au système et à l’interaction entre parties prenantes.

Promouvoir le développement des individus, et plus particulièrement de ses leaders, permet de renforcer leurs capacités à mettre en mouvement le système dans lequel ils évoluent, en connaissance de ses valeurs, de ses aspirations et de ses freins culturels.

Inciter les acteurs à agir sur leurs cadres collectifs façonnent le système et permet de créer des réglementations et des références connues de tous qui influenceront les choix et actions de ses membres et ancreront le changement. Jusqu’à ce qu’ils soient remis en question…

Et enfin, stimuler le dialogue et les synergies entre les acteurs pour enclencher la dynamique de développement, en commençant par inviter au changement de regards : ne plus voir les personnes dans leurs manques mais dans leurs potentiels, dans leurs forces et dans leurs talents.

Echos Communication a l’ambition de s’inscrire dans les dynamiques au cœur des sociétés. En partant avant tout de l’ « humain », de ses potentiels, de ses propensions et de ses capacités. L’humain pas seulement pris ici dans son sens individuel, mais aussi collectif, fidèle en cela à l’idée de l’Ubuntu notamment, dans le but de reconnaître ce qui, dans une société donnée, est une richesse et fait richesse.

Les niveaux d’application

Cette logique transformatrice peut être appliquée à différents niveaux d’organisations humaines, du plus grand au plus petit : au niveau des territoires, des institutions, des associations, des écoles, des classes ou des familles. Dans tous ces cas, une participation aux cadres qui régissent le savoir-vivre et le savoir-faire ensemble garantit une meilleure adéquation aux aspirations.

La proposition d’Echos Communication

  • Transmission de certaines règles de fonctionnement de l’humain et d’outils appropriés

Si l’intériorité a été insuffisamment abordée durant ces dernières décennies de coopération au développement, c’est aussi parce que les acteurs, tant du Nord que du Sud, ignoraient ou ignorent toujours les grilles d’analyse, les méthodes ou les outils qui s’y réfèrent. Ou que, plus simplement, ces instruments n’existaient pas, les progrès en matière de psychologie ayant été spectaculaires depuis 50 ans. La conséquence directe de cette méconnaissance est l’incapacité de mener une politique systématique qui touche le facteur humain dans les activités. Non pas que cela ne se faisait pas, mais cela se faisait au gré de la sensibilité des acteurs impliqués.

Echos Communication a adopté l’Approche Neurocognitive et Comportementale comme méthodologie-socle (voir http://www.ime.fr/accueil/approche/ pour plus d’information) de ses activités. L’intelligence collective et tous ses outils constituent également une source d’inspiration. Depuis, de nombreuses autres méthodes se rajoutent au fur et à mesure au service d’une amélioration de l’efficacité des interventions.

  • Du droit à la production du droit

Cette notion tient plus à l’importance d’établir ses propres règles et lois et de s’y tenir. Plutôt que de ruser, de s’adapter, de manœuvrer, comment définir ses propres règles, à partir de ce que l’on est (de son histoire) pour mieux organiser le futur?

On est bien dans la même idée d’une construction par l’implication de tout un chacun, mais en lien avec sa société. C’est collectivement que l’on décide des règles en fonction de valeurs reconnues et que l’on se donne des sanctions en cas de transgressions. Mais c’est individuellement qu’on l’applique, par auto-limitation. La régulation constitue la société (ou le groupe, l’organisation), et vice versa, la société se construit par régulations.

Cette démarche peut se dérouler à chacun des niveaux de l’organisation humaine : dans la classe, les élèves peuvent élaborer des règles de Vivre Ensemble, au sein des organisations les membres / les employés devraient pouvoir contribuer aux règles de fonctionnement et être acteurs d’initiatives, au sein des territoires les conventions de fonctionnement s’appliqueront entre élus locaux d’une part, et société civile et entrepreneurs d’autre part. Ceci en respect des rôles et fonctions de la hiérarchie et quel que soit l’option organisationnelle choisie.

  • La communication sous toutes ses formes

La communication comme moyen de diffusion et d’interpellation est fortement présentes dans nos activités. Que ce soient les media, les événements, les colloques, les publications, les sites internet, les formations, … toutes sont utilisées pour diffuser le fruit des recherches en vulgarisant, pour provoquer le partage, la réflexion ou le débat.

  • Raisonner la résonnance

Echos Communication vise à opérer la synthèse des mondes symboliques / imaginaires avec le monde rationnel.

L’Echo-« raisonnance », le monde rationnel, évoque quelque part l’idée que tout homme raisonne comme nous et fait de la pensée raisonnante l’alpha et l’omega des institutions. Dans cette conception particulière, le projet doit être cadré par un plan précis, par exemple un cadre logique avec des objectifs et des résultats proprement arrêtés. Le rapport « moyens-fins » constitue la logique immanente. « L’impact », les « cibles » se réfèrent à une certaine manière de penser le changement comme déterminable à l’avance. Le contexte fait alors toujours « résistance » au modèle préconçu et renvoie à ce qui empêche de réaliser les attentes, à ce qui perturbe les prévisions.

L’Echo-« résonnance », le monde imaginaire, au contraire, correspond à la perspective d’agir en phase avec ce qui se fait dans la société. Le contexte, loin de résister, est alors conçu et pris comme ressource. Le projet (compris alors plutôt comme un modèle ou un « plan ») n’est plus figé mais évolutif. Le rapport « circonstance-potentialité » constitue la logique principale.

En pratique, on ne peut pas s’affranchir des plans et des modèles dans le monde de la coopération au développement. Mais, alors, à défaut d’y échapper, on va le faire habilement, en cherchant à ne pas de figer dans des ornières et en restant disponible à ce qui se passe dans la société à travers chacun des projets. En se saisissant des occurrences.

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